Être parfaite. Faire des lunchs parfaits, répondre avec les mots parfaits aux questions de ses enfants, pour être une mom parfaite. Avoir envie, aussi souvent que son chum, de faire l’amour, pour être une blonde parfaite. Rendre tous ses travaux ou dossiers, dans un état le plus proche de la perfection possible, pour être une employée ou une étudiante parfaite.

J’ai mis une image de diamant rose parce que pour moi, c’est ça la perfection ! 

Fuck you la perfection. Fuck you certains. Je t’emmerde. M’a-tu entendu ? Je vais le répéter aussi souvent et aussi fort qu’il le faudra pour que tu me comprennes bien. JE T’EM-MER-DE.

C’est quoi, la perfection au juste ? Parce que, y’a pas une maman pareille, y’a pas un enfant pareil, y’a pas un boss pareil. La perfection relève en grande partie de qui nous sommes et de ce que nous nous donnons comme standards à atteindre. De ce que nous exigeons de nous-même. Je dis en grande partie, parce que nous ne pouvons pas faire fit de toutes les exigences que la société impose (les demandes des patrons, les codes de conduites, les règlements, etc).

MAIS, au day-to-day, dans toutes les sphères de ta vie, amoureuse, personnelle, sociale, professionnelle, qui t’imposes des standards ? Sois honnête, c’est la société ou c’est toi ?

Toi. Moi. Nous. Nos croyances sont teintées de tous ce que l’on DEVRAIT faire.

Aimer passer du temps avec ses enfants ;

Être productive au boulot ;

Être belle en tout temps ;

S’accepter telle qu’on est ;

Faire du sport ;

Bien manger. 

Qui a dicté toutes ces règles ? La société, oui. Qui a signé ce contrat ? Toi. Moi. Nous. Individuellement et collectivement.

Voici une vérité qui peut être inconfortable (si tu manques de confiance en toi) ou sembler complètement à côté de la plaque (si t’es pas prête à l’entendre) :

C’est. Toi. Qui. Décide. De. Qui. Tu. Veux. Être. Dans. TA. Vie.

On peut être misérable ou on peut être une personne forte, dans les deux cas, l’effort est le même. L’énergie que tu vas y mettre sera la même. What your focus on, you create. Tout n’est qu’une question de choix. TU choisis où tu portes ton attention, sur tes forces ou tes limites ? Sur ce que les autres pensent de toi, ou sur ce que TU penses de toi ?

Savoir que tu possèdes ce pouvoir en toi,  le pouvoir de choisir, peut être terrifiant. Terrifiant parce que ça vient avec une responsabilité, celle d’être le seul maître de ta vie et de tes pensées. C’est beaucoup plus facile de se reposer sur un événement ou une personne externe que d’assumer qui l’on est totalement.

Le choix est l’outil le plus puissant que tu possèdes. TOUT se résume à faire des choix. Nous vivons dans un monde de possibilités. Tous les choix que nous endossons ferment une quantité infinie de portes et ouvrent, du même coup, une quantité infinie d’autres portes. N’importe où et n’importe quand, nous pouvons changer la direction de notre vie. En faisant un simple choix. Le pouvoir de choisir est en nous, entre nos mains, dans notre cœur et dans notre esprit.

La perfection, et je le pense vraiment : c’est très beige. Je dis beige parce qu’ « ennuyeux », c’est pas assez fort comme terme. Beige, ça dit tout. Être beige, c’est un état d’esprit. C’est longer les murs, c’est se fondre dans la masse, c’est ÊTRE comme tout le monde. Le problème avec le fait d’être beige, c’est que tu n’es pas comme tout le monde. Tu es unique.

À 16 ans, je me voyais rocker ma vie d’adulte, me démarquer, aller loin, réaliser tous mes rêves. J’avais cette perception de moi, qui était en fait un sentiment de vouloir faire de ma vie un best-seller, mais sans savoir encore ce qu’étais encore ce concept. Concept que j’ai développé à l’âge de 34 ans pour être bien dans le chaos, pour me créer une vie qui me ressemble, une vie à mon image À MOI. Si ça m’a pris tout ce temps pour comprendre ce que j’avais déjà en moi à l’époque, c’est que je ne l’assumais pas.

Faire de sa vie un best-seller, ce n’est PAS forcément être la meilleure des meilleures, être parfaite ou être au top, si ce n’est pas ce qui t’allumes. Faire de sa vie un best-seller, c’est donner le meilleur et devenir la meilleure version de soi-même, pour soi. Tu saisie la nuance ? C’est être SA propre perfection, avec tous les doutes, les hésitations, les moments de marde et s’en servir pour se propulser dans la lumière. La lumière qui provient de toi. De la couleur que tu veux. D’une intensité que tu décides.

Comment on sait qu’on est dans la lumière ? On le ressent. On vibre. On le sait, parce qu’on ne voudrait pas être ailleurs. On est groundé. Les pieds enracinés dans le sol et la tête dans les étoiles.

Faire de sa vie un best-seller, c’est vivre selon cette règle, à tous les jours, tout le temps, partout :

  1. Décider de tes propres règles.

Il n’y a pas de règles. Ce qui fonctionne pour moi n’est pas ce qui fonctionne nécessairement pour toi. C’est pour ça qu’assumer est si difficile, parce que nous retombons automatiquement dans nos vieux patterns : se comparer et se fondre. Parce que ça fait mal de se faire juger, de se sentir juger, de se comparer.  Le pire des jugements vient de soi. Si on est dure envers soi-même. Les filles, on se juge, on se traite de connes.

Voici une autre vérité. Une vérité qui peut être déstabilisante et contraire à ce que tu as toujours cru jusqu’à aujourd’hui :

Les. Autres. En. Ont. Rien. À. Crisser. De. Toi.

Ben oui. Ce qui les intéresse, c’est eux. Juste eux. Si tu te fais confronter sur une croyance de mom, je prends exemple, le co-dodo, quelqu’un te rentre dedans parce que « tu ne fais pas la bonne chose », c’est pas ton choix qu’elle dénigre, c’est SON propre choix. Voilà pourquoi tu ne dois pas te laisser atteindre par les propos des autres. Parce que les gens parlent d’eux, juste d’eux, pas de toi.

Je me souviens, enceinte de ma première fille, avoir dit que je voulais courir avec ma super poussette  après mon accouchement. Mon objectif était de faire un 10 km à la fin de l’été, puisque qu’avant de tomber enceinte, je courais des 21 km et la course me manquait. Ma cousine s’était moquée de moi en faisant la vaisselle pendant un party de Noël. Elle avait dit que je ferais comme tout le monde, pis que j’abandonnerais mon objectif. Ça m’avait blessé. Elle avait roulé les yeux en l’air pis son ton était pas vraiment sympathique. Mais je ne l’avais pas pris de la bonne façon. En fait, en se moquant, elle parlait d’elle. Elle pensait à sa propre réalité de mom qui rush pis qui y arrive pas à se remettre au sport. Oui, sa façon de parler était très indélicate, mais encore là, ses propos ne m’appartenaient pas. C’était les siens. Oui, je me suis remise à la course deux mois après mon accouchement. Non je n’ai pas fait mon 10 kilomètres à la fin de l’été. J’étais une jeune maman anxieuse face à tous les problèmes de santé de sa fille. Est-ce que j’aurais pu courir quand même ? Oui. J’ai choisi d’écouter ma peur, plutôt que d’aller de l’avant. J’ai choisi, à ce moment, de rester dans mes pensées négatives, plutôt que de choisir le bonheur, l’instant présent, ma lumière, appelles ça comme tu veux, on jase du même sujet. Ma fille rentrait pas dans la poussette de course avec  son plâtre, mais qu’est-ce qui m’empêchait de la laisser une demi-heure avec son papa pis partir courir ? Rien. Moi. Nous sommes nos propres limites.

Nous sommes nos propres limites et nous le savons. Décider de faire autrement, de ne plus se nuire, pour certaines, ça aussi, ça peut faire peur. La peur de la réussite est aussi réelle et insidieuse que la peur de l’échec. Inconsciente, elle guide nos comportements, nos réactions, notre vie.

La vie est trop courte pour se préoccuper de ce que les autres disent de nous, trop courte pour ne pas faire ce qui nous passionne. Ayons du fun, pis donnons-leurs, à ceux qui nous jugent, quelque chose à se mettre sous la dent. De toute façon, au bout du compte, à la toute fin, ce qui va vraiment compter, ce ne seront pas ce qu’ils auront dit ou pensé, ce sera la satisfaction d’avoir vécu.

Il est grand temps de rallumer les étoiles.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *