J’ai une attirance particulière pour les longs titres. Ils me donnent l’impression d’une intrigue, même s’ils en disent long. Vous savez ce qu’ont dit pour cacher quelque chose ? De le mettre en évidence.

Prenez les trois exemples que je vous ai glissés ci-haut, en lisant chaque mot je suis convaincue que vous avez vu une image claire.

J’aime les longs titres aussi, du point de vue marketing, pour les deux raisons suivantes:

-Créer une attente.

-Faire la job du résumé de l’endos du livre et ainsi maximiser les chances de trouver preneur en librairie.

Trouver un titre qui accroche l’œil n’est pas simple.

Un titre est une promesse.

Que promet votre livre ? Quelles émotions fera-t-il naître chez la lectrice?

En répondant à cette question et en notant toutes les idées qui vous viennent à l’esprit, vous pourrez jouer avec. Les mélanger, les inverser puis laisser reposer. Comme une bonne recette de pâte à pizza.

Pendant presque un an, j’ai coaché une écrivaine pour son roman, son premier. Nous avions plusieurs idées en tête pour le titre, mais rien ne nous faisait l’effet de tomber en amour! Puis, lors d’une retraite d’écriture en plein bois en février, devant d’autres écrivaines qui ne connaissaient rien à son projet (je me suis permise de le résumer en 30 secondes), une participante a tout simplement dit:

À la recherche de Sarah Sparks!

C’était pour elle d’une évidence et pour nous, « ça le faisait ».

Lors d’une autre retraite, dans un penthouse du Mile end, l’écrivaine nous raconte son histoire, celle qu’elle veut partager via son livre. Toutes les autres personnes dans la pièce baignant dans une lumière inspirante sont suspendues à ses lèvres pendant au moins une vingtaine de minutes. À la fin, elle ajoute que son projet s’appellera Le papillon.

Ce à quoi je me suis opposée (avec bienveillance).

-Ton livre s’appelle « Je le ferai demain ».

C’était clair pour moi. Mais l’évidence est parfois complexe à saisir. Les autres écrivaines ont toutes ressenti un frisson. Le titre venait d’être fixé.

Parfois on se lance dans un brainstorm sans fin en tentant de trouver une idée exceptionnelle, différente, unique, magique. THE ONE. Nous oublions que, tout comme en matière de vêtement, la simplicité est toujours de bon goût et sait traverser le temps.

Si vous jonglez avec le titre de votre propre livre en ce moment, je vous propose un autre exercice :

Dites quelques chose à propos de votre livre

(La vérité sur l’affaire Harry Quebert)

Parlez en image

(Vol au dessus d’un nid de coucou)

Utilisez une figure de style

(La métaphore du homard ou L’allégorie de la truite-arc-en-ciel)

Utilisez le nom de votre personnage

(Madame Bovary)

Une déclaration

Une bécosse? Non merci!

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