Le temps est le meilleur ami de l’écriture et son pire ennemi. Avoir un deadline procure une sensation d’urgence et une pression positive sur les épaules de la plupart des écrivaines que je coach. Pour d’autres, c’est plutôt le feeling qui compte. Elles écrivent au rythme de leurs envies.

En ce qui me concerne, si je n’ai pas de date de sortie en tête, je peux étirer très longtemps un projet. Ou transformer mes séances d’écriture en perte de temps sur Facebook/Pinterest/Netflix (juste pour m’inspirer quelques minutes, des minutes qui se transforment en heure(s)). Afin de devenir la master de la productivité et de soumettre ton bestseller cette année aux maisons d’édition, je te propose quelques astuces que j’ai moi-même testées:

  1. L’effet Zeigarnik

Bljuma Voulfovna Zeigarnik, psychologue russe

a démontré que l’on se souvient mieux des actions inachevées que de celles achevées. L’interruption de l’exécution d’une tâche suscite un certain niveau de tension émotionnelle, auquel ne succède pas la détente provoquée par l’accomplissement de la tâche. Cette tension favorise à son tour la conservation de cette action « insatisfaite » dans la mémoire, et donc, une envie et une motivation de terminer la tâche.

Disons que cette tâche est l’écriture de ton livre et que tu décides de scinder tes séances d’écriture en courtes périodes, il est fort possible que ton envie de retourner écrire te travaille entre tes séances. Morale : même si tu n’as que 30 minutes ou même 15 minutes à accorder à ton livre, installe-toi pour écrire. Lorsque tu devras mettre fin à ta séance d’écriture, je gage que ton cerveau continuera de travailler et aura hâte que tu t’y remettes.

2. Lis

Un magazine, un livre, un blogue, des nouvelles, TOUTE. Lis tout le temps, parce que l’inspiration est partout. Lorsque j’écrivais la trilogie Confessions d’une célibataire, je ne lisais rien. J’avais si peur de copier que je m’empêchais de lire. Et s’il n’était pas question de faire pareil, mais plutôt de développer sa curiosité, de voir ce que les autres avant toi ont pu réaliser? Apprendre de ceux qui ont déjà tracé le chemin que l’on souhaite parcourir est parfaitement légal et même, très instructif.

3. Quelle est ton intention ?

Avant chaque coaching avec une écrivaine, je prends quelques minutes afin de me connecter à mon intention. Lui apporter un nouvel angle, faire exploser les idées, trouver un titre, peu importe ce que nous travaillons, je le fait toujours en ayant en tête de l’aider à s’accomplir et faire avancer son livre. En tant qu’écrivaine, quelle est ton intention ? De faire rire tes lectrices, de les émouvoir, de divertir ? Aujourd’hui, c’est d’écrire 2 000 mots, insérer des métaphores romantiques, créer de l’intrigue ? Définir une vision est l’un des piliers de ton processus créatif.

4.Travaille plus intelligemment, pas plus fort

Ne relis pas tout ce que tu as écrit avant chaque séance d’écriture. Ne te relis pas tout court jusqu’à un certain point avant que tu aies terminé de sortir l’histoire de ta tête. C’est ce qu’on appelle le premier jet. Se relire peut semer dans ton esprit un doute sur ton idée, l’histoire, ton style. Tu veux écrire un livre ? Sort-le de ta tête. Ensuite tu apporteras des modifications et tu en profiteras pour le peaufiner.

5. Entoure-toi de gens qui te tire vers le haut

Je sais que parfois, parler de son projet d’écriture à son entourage n’est pas nécessairement agréable. On voudrait qu’ils soient des cheerleaders nous encouragent et partagent notre enthousiasme. Si tu es déçue, rappelle-toi pas que TU es l’écrivaine. Alors entoure-toi de gens qui trippent autant que toi, de coach, d’écrivains, de gens qui croient en toi. Tourne-toi vers eux pour jaser de ton livre. Et surtout, concentre-toi sur ce que tu as à faire, dégage cette énergie de girlboss de son livre, ton entourage le ressentira !

6. Sois une athlète

Écris. Encore, jour après jour. Relève-toi après les blocages, entraine-toi (lis), médite, entretiens ta motivation, définis tes objectifs de la semaine et du mois, apprends à être une guerrière; sois prête à vivre des échecs pour être prête à vivre des succès et fonce, malgré la peur et tout ce qui pourrait te retenir, puisque le meilleur est à la dernière page et non dans les histoires que tu recommences sans cesse.

//