Le premier livre que j’ai écrit et qui a été publié ( aux Éditions Québec-Livres) s’intitulait MA REVANCHE SUR CENDRILLON.

Je veux mettre quelque chose au clair avant de m’attirer des répliques foudroyantes : J’aime les princesses de Disney et les contes qui ont bercé mon enfance. Avouez que leurs grands rêves, leurs belles robes (quoique je préfère mes jeans et mes t-shirt), les infinis possibilités et la magie font qu’on ne peut être indifférent à ces histoires. Ce qui me gosse, sur un méchant temps, c’est leur attitude.

Cendrillon se plaint de tout faire sans jamais que ça ne soit assez pour sa famille.

Elle se plait à être victime. Elle tire des bénéfices de cette situation, tout comme la Belle au bois dormant et Blanche-neige pour ne nommer que celles-ci. Cendrillon non seulement accepte son sort, mais elle aime ça, sinon elle aurait sacrer le camp de sa tour bien avant. Elle reçoit de l’attention et ne prend pas sa vie en main, voilà les bénéfices à s’apitoyer sur son sort : se déresponsabiliser de sa vie et de ses réalisations.

Cette analyse trouve son sens dans le triangle de Karpman. Un psychologue qui explique les problèmes relationnels avec ces trois rôles : le sauveur, la victime et le persécuteur. Toutes les histoires de Disney reposent sur ce modèle. Cendrillon la victime, sa belle-mère et ses soeurs les persécutrices, les souris ainsi que le prince les sauveurs. Blanche-Neige la victime, la reine la persécutrice et les nains ainsi que le prince les sauveurs. Et ainsi de suite.

Et la reine des neiges dans tout ça, se pointe avec sa DIFFÉRENCE, son SUPER-POUVOIR et se sauve elle-même. Pas étonnant que le film ait connu autant de succès, et ce encore à l’aube de la sortie du 2e, 7 ans plus tard.

Là où la comparaison avec les films de Disney et avec ta vie devient encore plus intéressante, c’est quand je te pose cette question : Pourquoi rester dans une situation qui te rend malheureuse (ou qui est correcte) plutôt que de faire le saut dans l’extraordinaire ? Qui désire que sa vie soit correcte ? Moi je veux que la mienne soit un bestseller, rien de moins !

Quand tu doutes, que tu mets les freins dans ta vie amoureuse, dans ta business, que tu prends des décisions pour éviter d’en prendre des plus grandes, quand tu choisis, volontairement, mais inconsciemment, de te faire toute petite, as-tu envies d’essayer autre chose ? Peut-être que tu ne te rends même pas compte que tu recommences toujours le même pattern. Ou encore, tu le vois, mais tu ne sais pas COMMENT FAIRE autrement ou QUOIR FAIRE pour que les choses changent.

POURQUOI ÊTRE UNE PRINCESSE QUAND ON PEUT ÊTRE UNE GUERRIÈRE ?

Aujourd’hui, dès MAINTENANT, je te propose de choisir de mettre de l’avant la guerrière en toi.

Comment ON FAIT pour être une guerrière ?

On ne FAIT rien, on CHOISIT de l’ÊTRE.

Je dois être honnête avec toi, la vie m’a donné un bon coup de pouce pour trouver la guerrière en moi. En fait, c’est elle qui m’a trouvée.

Ce week-end, j’étais dans une activité de groupe et on m’a demandé de ce que signifiait mon tatouage, qui est en fait le nom du syndrome génétique de ma fille. J’explique et je vois la réaction sur les visages des gens. C’est gros ce que je viens de nommer. Pour eux. Pas pour moi, parce que j’ai eu le temps de «processer» l’information depuis presque 5 ans maintenant.

Cry a river, built a bridge, get over it

Être une guerrière, ça signifie de choisir de vivre, de foncer, malgré la peur. Je choisi de foncer, de voir le meilleur pour ma fille, malgré les limites physiologiques du syndrome. Et je fais ce choix, jour après jour.

Je n’ai pas envie d’être une victime, de toute façon, ma fille n’en est pas une. Elle est née guerrière, moi je le suis devenue à son contact. Les enfants Kabuki sont surnommés, les kabuki warriors. Et comme tous les autres enfants et adultes qui vivent avec une différence, ils sont incroyables. Ils sont des inspirations pour nous, les «normaux». De par leur résilience, leur force, leur capacité à voir les choses d’un oeil positif, leur bonheur facile, leur façon de changer le monde.

Pour trouver la guerrière en toi, tu dois connecter avec ton envie profonde, avec ta différence. Pour être en mesure de passer par dessus l’auto-sabotage ou tout autre truc qui t’empêche de te réaliser, tu dois choisir d’incarner la guerrière plutôt que te retomber dans des patterns de Cendrillon.

Ok, mais comment ?

Comme je te dis, ce n’est pas une question de motivation, ni de citations dans ton agenda, c’est plus que ça. C’est être et non faire. Je te donne quelques questions à te poser pour la trouver, cette guerrière, celle qui va de l’avant malgré la peur, à la vie, à la mort :

Qui dans ton entourage fait ressortir la guerrière en toi ?

Quel souvenir, situation dans laquelle tu t’es senti invincible te connecte à ta guerrière ?

À quoi ressemble la situation idéale que tu veux vivre ? La connais-tu ?

Quels sont les bâtons dans les roues qui pourraient ralentir ta cadence?

Quand tu te connectes à cette vibe puissante pour devenir une guerrière, que ressens-tu ?

Si tu as de la difficulté à répondre à mes questions, sache que c’est normal. Parce que tu n’as jamais réfléchie de la sorte, c’est nouveau. Peut-être même inconfortable au point où tu laisses tomber puisque ça te semble peine perdue. À ceci, je te rappelle que le sportif souffre aussi la première fois qu’il s’entraîne. Plus il recommence, plus ça devient facile.

À quel point tu as envie de rester dans ta situation actuelle plutôt que de réellement faire une différence dans ta vie ? À quel point tu veux être une Cendrillon plutôt qu’une guerrière ?

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